Ce samedi 22 août 2026, les supporters venus assister à la finale de la Super Coupe AJSB ont eu droit à un spectacle inattendu. Rahimo FC et Vitesse FC ont livré un beau combat sur la pelouse.
Mais en dehors, c’est une autre bataille qui se jouait : celle des spectateurs contre la pluie, la boue et l’eau. Le stade Wobi, ce temple du football bobolais, s’est transformé en véritable bassin de rétention dès les premières gouttes.
Des tribunes qui ont bien failli battre le record de la plus grande mare de Bobo

Dès l’entrée, la scène est saisissante : les parkings sont inondés, la chaussée se transforme en bourbier, et les spectateurs slaloment entre les flaques comme sur une piste d’obstacles.
À l’intérieur, l’eau a envahi les espaces de circulation. Des gradins aux abords des vestiaires, aucun recoin n’a été épargné. La finale de la Super Coupe s’est jouée sur une pelouse toute aussi inondée, et tout autour ressemblait à une piscine à ciel ouvert. Le football était au rendez-vous, le confort, lui, a brillé par son absence.
L’urgence d’un stade digne de la capitale économique

Ce n’est pas une première, et ce ne sera probablement pas la dernière si rien ne change. Le stade Wobi, fleuron du sport dans la capitale économique, mérite mieux que ces eaux stagnantes qui accueillent les supporters à chaque grosse pluie.
La rénovation de ses infrastructures (drainage, voies d’accès, parkings) n’est pas un luxe. C’est une nécessité pour que le football et ses fans puissent enfin vibrer sans avoir à jouer les explorateurs en zone inondable.
Le stade de Léguéma, une promesse d’avenir pour le sport à Bobo-Dioulasso

Heureusement, une lueur d’espoir se profile à l’horizon. À quelques encablures du stade Wobi, le chantier du stade de Léguéma avance à grands pas. Avec un taux de réalisation de 90 % pour les travaux de la cuvée, cette infrastructure moderne, qui s’inscrit dans l’Initiative présidentielle pour la relève et l’élite sportive (IP-RELIS), est appelée à devenir un véritable joyau sportif .

« L’ambition du Camarade Ibrahim TRAORÉ à travers la Révolution progressiste populaire est de faire du sport une véritable industrie créatrice de richesses, d’emplois et révélatrice de talents », a rappelé le Premier ministre lors d’une visite de chantier en juin 2026 .
En attendant que ce nouveau stade vienne redonner ses lettres de noblesse au sport à Bobo-Dioulasso, le stade Wobi, lui, continue de faire son âge et d’accumuler les stigmates d’un entretien insuffisant.
La capitale économique mérite mieux que ce contraste criant entre les ambitions affichées et les réalités du terrain.
T.A.A.O
GUIRIKO INFO | La voix du grand ouest !

