Réunis le samedi 5 septembre 2026 à la salle des fêtes de la mairie de Niangoloko, une cinquantaine d’acteurs du football ont échangé sur les difficultés qui affectent l’organisation et le développement des activités sportives dans la commune. Au centre des discussions : la multiplication des tournois, l’insuffisance des ressources et la nécessité de fédérer les énergies autour d’une vision commune.

La rencontre des acteurs du football de Niangoloko, organisée dans le cadre des Retrouvailles des anciens et acteurs du football de Niangoloko (RAFOOT), a donné lieu à des échanges parfois houleux, révélant les préoccupations qui traversent le milieu footballistique local.
Promoteurs de compétitions, anciens joueurs, responsables sportifs et autres acteurs de la discipline ont notamment relevé la multiplication des tournois organisés dans la commune, parfois sur des périodes similaires et avec des publics, des infrastructures et des partenaires communs.
Cette situation, selon plusieurs participants, entraîne une dispersion des moyens disponibles et complique la mobilisation des autorités, des opérateurs économiques et des autres partenaires susceptibles d’accompagner les initiatives sportives.
La multiplication des tournois au cœur des préoccupations

Au cours des échanges, le président du comité d’organisation des RAFOOT 2026, Sagorba Samuel Soulama, a souligné les difficultés liées à l’absence de cadre de concertation entre les promoteurs de compétitions.
Il a notamment évoqué les situations dans lesquelles plusieurs organisateurs sollicitent, à quelques jours d’intervalle, les mêmes autorités ou les mêmes partenaires pour leurs activités respectives. Une pratique qui, selon lui, peut créer de la confusion, affaiblir les demandes de soutien et réduire la portée des événements.
« Il ne peut pas y avoir de conflit entre promoteurs de football. Il ne doit pas y avoir de conflit de calendrier qui embarrasse tout le monde et qui met mal à l’aise les autorités », a-t-il indiqué en substance.
Pour lui, l’enjeu n’est pas de remettre en cause l’existence des différents tournois, encore moins de demander leur suppression, mais de parvenir à une organisation concertée des activités sportives.
L’une des pistes avancées consiste à établir un calendrier sportif communal, élaboré en concertation avec les promoteurs. Chaque compétition pourrait ainsi être positionnée dans une programmation annuelle connue à l’avance, permettant aux acteurs, aux autorités et aux partenaires de mieux planifier leur participation.
Vers un cadre commun entre promoteurs

Sagorba Samuel Soulama a également évoqué la possibilité de mettre en place un mécanisme collectif de mobilisation des ressources. Une telle démarche permettrait, selon lui, de limiter la sollicitation répétitive des mêmes commerçants, entreprises et personnalités, tout en facilitant l’accompagnement des compétitions retenues dans le calendrier commun.
« Si les promoteurs se rencontrent à la fin de la saison, on peut s’asseoir et structurer la saison sportive de Niangoloko », a-t-il expliqué, appelant à la création d’un cadre de dialogue pouvant prendre, dans un premier temps, une forme simple, y compris à travers un groupe de travail ou une plateforme d’échanges.
Dans cette perspective, les RAFOOT entendent se positionner comme un espace de rapprochement entre les différents acteurs du football local. L’objectif affiché n’est pas de concurrencer les promoteurs, mais de contribuer à établir des passerelles entre eux et à favoriser une dynamique collective.
Le président des RAFOOT a rappelé que la réflexion autour de cette initiative avait commencé depuis 2023, avant sa concrétisation en 2026. Il a reconnu que la mise en place d’une telle démarche pourrait prendre du temps, mais a insisté sur la nécessité d’engager progressivement le dialogue.
Un constat partagé par les anciens du football

Les préoccupations liées à la programmation des compétitions ont également été exprimées par les vétérans présents à la rencontre.
L’un d’eux a estimé que l’organisation de plusieurs tournois dans un même espace géographique et sur des périodes rapprochées compliquait la participation des acteurs et la mobilisation des moyens. Il a, à son tour, soutenu l’idée d’une meilleure organisation des compétitions dans la commune.
Pour les participants, la question dépasse donc la seule programmation des matchs. Elle renvoie plus largement à la capacité des acteurs à mutualiser leurs efforts, à mieux utiliser les infrastructures existantes et à construire des événements susceptibles de produire des retombées plus importantes pour le football et la jeunesse de Niangoloko.
La rencontre a ainsi fait apparaître une préoccupation commune : comment passer d’une succession d’initiatives individuelles à une dynamique sportive davantage concertée, capable de mobiliser plus efficacement les ressources locales et les partenaires extérieurs ?
L’appel à l’unité d’une ancienne gloire

À l’issue des échanges, M. Bellechaussure, ancienne gloire du football de Niangoloko, a salué l’initiative des RAFOOT et la vision fédératrice portée par les organisateurs.
Il a appelé l’ensemble des acteurs du football de la commune à unir leurs efforts afin de contribuer à l’évolution de la discipline dans la localité.
À travers cette rencontre, les RAFOOT ont ainsi ouvert un espace de discussion sur les défis du football local. Reste désormais à traduire les préoccupations exprimées en mécanismes concrets de concertation, de programmation et de mobilisation collective des ressources.
Car, au-delà du nombre de compétitions organisées, l’enjeu pour Niangoloko réside aussi dans leur capacité à s’inscrire dans une dynamique commune et à produire un impact durable sur le développement du football local.
T.A.A.O
GUIRIKO INFO — La voix du Grand Ouest !

