À l’occasion de la première édition des RAFOOT, les acteurs du football de Niangoloko ont interpellé la Délégation spéciale sur l’état du terrain municipal. Ils demandent à la commune de porter un projet de réhabilitation et se disent prêts à contribuer à la mobilisation des ressources. L’autorité communale reconnaît la nécessité des travaux, mais évoque des contraintes budgétaires qui retardent leur réalisation.

Le terrain municipal de Niangoloko a été au cœur d’un plaidoyer, le samedi 5 septembre 2026, lors des Retrouvailles des anciens et acteurs du football de Niangoloko (RAFOOT).
Devant la Délégation spéciale et plusieurs acteurs du football local, le comité d’organisation a demandé à la commune d’engager un projet structuré de réhabilitation de l’infrastructure.

« Nous demandons à la Délégation spéciale de monter, de piloter, d’être porteur d’un projet de réhabilitation du terrain municipal de Niangoloko », a déclaré le président du comité d’organisation des RAFOOT 2026, Sagorba Samuel Soulama.
Selon les organisateurs, l’état de l’aire de jeu impose déjà des interventions ponctuelles pour permettre le déroulement des compétitions. Pour la première édition des RAFOOT, des travaux de remblai ont notamment été réalisés afin de rendre le terrain praticable.
Au-delà de ces interventions ponctuelles, les RAFOOT souhaitent une réponse plus durable : amélioration de l’aire de jeu, sécurisation et, à terme, développement d’une infrastructure sportive répondant davantage aux besoins de la commune.
La commune affirme avoir déjà inscrit le projet

Le président de la Délégation spéciale, Ousséni OUÉDRAOGO, n’a pas contesté le diagnostic posé par les acteurs du football. Il a indiqué que la commune avait déjà programmé, à plusieurs reprises depuis 2023, des dépenses destinées à l’aménagement du terrain municipal.
Ces programmations n’ont toutefois pas abouti à la réalisation des travaux, selon ses explications. Dans le contexte de la Délégation spéciale, les dépenses inscrites au budget communal font l’objet d’un examen et d’un arbitrage au niveau de la commission technique régionale (CTR) a-t-il expliqué.
À cela s’ajoute, selon lui, la faiblesse des recettes communales, notamment dans le contexte sécuritaire actuel du pays, qui limite les marges de manœuvre de la collectivité.
Le PDS a également révélé qu’un projet de plateau omnisports avait été inscrit dans la programmation 2026, mais n’a pas encore été réalisé.
Une mobilisation qui ne devrait pas reposer uniquement sur la commune

Pour l’autorité communale, la réhabilitation du terrain doit donc être envisagée comme une responsabilité collective. Elle a appelé les différents acteurs à contribuer, chacun selon ses possibilités, au plaidoyer et à la recherche de solutions.
Cette position rejoint, sur un autre registre, l’appel lancé par les RAFOOT. Le comité d’organisation assure vouloir mobiliser ses membres et leurs réseaux afin de rechercher les ressources nécessaires, tout en demandant à la commune d’assurer le portage du projet.
La question du terrain dépasse par ailleurs l’organisation des tournois. Le PDS a évoqué la possibilité qu’une équipe locale, notamment le sporting club Tenakourou, puisse à terme disputer ses rencontres à domicile si le terrain venait à être réhabilité et à répondre aux normes requises.

Le plaidoyer des RAFOOT met ainsi en évidence une difficulté qui dépasse le seul football : comment transformer une demande régulièrement exprimée et déjà inscrite dans les programmations communales en un projet effectivement réalisé ?
À Niangoloko, les acteurs du football ont désormais formulé leur demande. La commune, de son côté, reconnaît le besoin et affirme avoir engagé des démarches de programmation. Reste la mobilisation des moyens et la concrétisation des travaux.
T.A.A.O
Guiriko Info | La voix du grand ouest !

