Le 17 juillet 2025 restera gravé dans les annales du Centre hospitalier universitaire de Bogodogo. Ce jour-là, dans la nuit, cinq bébés (trois filles et deux garçons) venaient au monde dans des circonstances exceptionnelles. Une première pour le service de pédiatrie ouvert en 2017.

Un an plus tard, l’hôpital a tenu à marquer cet anniversaire. Ce vendredi 8 août, l’établissement a offert des cadeaux et des vivres à la famille Zerbo, en présence des équipes médicales et sociales. Un geste qui s’inscrit dans l’accompagnement continu dont bénéficie cette famille depuis la naissance des quintuplés.
Des naissances prématurées, une mobilisation totale
« Ces nouveau-nés sont nés prématurément, mais grâce à l’abnégation et au savoir-faire des services de gynécologie-obstétrique et de néonatologie, ils sont tous vivants à un an et en parfaite santé », s’est réjouie la cheffe du service de pédiatrie, le Docteur Solange Odile Ouédraogo/Yougbaré.
Dès l’arrivée des quintuplés, l’ensemble de l’hôpital s’est mobilisé. Un comité de suivi des enfants a été mis en place pour effectuer des visites à domicile et s’assurer des conditions de vie des enfants ainsi que du respect de leur suivi médical. Une attention particulière pour ces bébés dont la survie était loin d’être acquise.
Un accompagnement médical et social
« C’est avec une grande joie que nous disons merci au Seigneur d’avoir donné le don de la vie à ces enfants et de les avoir conduits jusqu’à nos jours sans problème », a déclaré Perpétue Toé, cheffe du service des affaires sociales du CHU-B.
Pour Boureima Zerbo, le père des quintuplés, cette célébration est un moment de grande joie. « Nous ne sommes pas seuls. Il y a toujours des personnes à nos côtés pour veiller sur les enfants », a-t-il témoigné, reconnaissant que la prise en charge simultanée de cinq enfants représente une lourde responsabilité.
Grossesses multiples : un défi médical et social
Les grossesses multiples exposent à des risques accrus de prématurité, de complications néonatales et de séquelles à long terme . Au Burkina Faso, comme dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire, la prématurité reste la première cause de décès chez les nouveau-nés . La survie des cinq enfants est donc un véritable exploit médical.
À travers ce geste, le CHU-Bogodogo entend renouveler son engagement aux côtés de la famille et rappeler l’importance du suivi médical régulier des nouveau-nés, particulièrement ceux issus de grossesses multiples.
T.A.A.O
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