« C’est l’ensemble de ces efforts qui nous fait espérer une réelle renaissance de l’enseignement supérieur au Burkina Faso. » La formule est du ministre de l’Enseignement supérieur, le Professeur Adjima Thiombiano. Il s’exprimait ce lundi 3 août 2026 à Bobo-Dioulasso, à l’occasion de la cérémonie de clôture de l’année académique 2025-2026 marquant la fin des retards académiques à l’Université Nazi Boni. Une étape historique pour l’institution et pour tout le système universitaire burkinabè.

La cérémonie, qui s’est tenue sur le campus de l’INSSA, a connu une forte mobilisation des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche, ainsi que des acteurs de la communauté universitaire. Le ministre était accompagné du ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, et du Gouverneur de la région du Guiriko, Mariama Konaté/Gnanou, marraine de l’événement.
Un travail acharné récompensé

« C’est le lieu pour moi de féliciter tous les enseignants et le personnel administratif qui ont accepté de travailler dans des conditions difficiles sans contrepartie financière. Ils ont sacrifié leurs vacances. Ils ont tout donné pour réaliser cette normalisation », a déclaré le ministre de l’enseignement supérieur, saluant le dévouement des acteurs de l’université.
Il a également rendu hommage aux étudiants, qu’il a appelés « nos héros ». « Dans certaines filières, les enseignements se déroulaient de 7h à 21h. Accepter de subir les évaluations en continu, ce n’est pas chose aisée. Tous se sont donné la main pour qu’on puisse arriver à signer la fin de ces retards dans cette université », s’est-il félicité.
Un tournant décisif pour l’Université Nazi Boni

Pour le Président de l’Université Nazi Boni, le Professeur Hassan Bismarck Nacro, cette normalisation marque « un tournant décisif dans l’histoire de l’Université ». « Les années académiques sont normalisées pour toutes les offres de formation », a-t-il annoncé, saluant un « engagement collectif exemplaire ».
Le Président du Conseil d’Administration de l’UNB, le Professeur Landry Guy Yaméogo, a renchéri : « Notre ambition est claire : faire de l’Université Nazi Boni un phare, une institution de référence dont les recherches irrigueront le développement économique, social et culturel du Burkina Faso. »
Des investissements pour l’avenir

Le ministre Thiombiano a annoncé que les investissements consentis dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ) se poursuivent, avec la construction d’une quarantaine d’amphithéâtres dont une dizaine sera opérationnelle dès la prochaine rentrée académique.
Il a appelé les acteurs à tourner définitivement le dos aux pratiques qui ont causé ces retards. « Si on est embauché pour un travail, il faudra convenablement faire ce travail », a-t-il insisté, invitant les étudiants à incarner les valeurs de la Révolution Progressiste Populaire : la loyauté envers la Patrie, l’ordre et la discipline, le travail, l’intégrité et le patriotisme.
La cérémonie a été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance aux acteurs ayant contribué à cette normalisation, ainsi qu’aux meilleurs étudiants. Une plantation symbolique d’arbre a mis fin à l’événement.
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