La 5e édition du Salon de la Mangue (SAMA 2026) s’est achevée ce samedi 25 juillet 2026 à la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso, sur une note d’espoir et d’ambition. Pendant deux jours, producteurs, transformateurs, investisseurs et autorités ont planché sur les moyens de faire de la mangue burkinabè un levier de croissance et de souveraineté économique.

Placée sous le thème « Développement durable de la filière mangue : quelles stratégies pour renforcer sa résilience face aux défis du changement climatique ? », cette édition a mis en lumière la nécessité de bâtir une filière plus performante, plus résiliente et davantage créatrice de valeur ajoutée pour les producteurs, les transformateurs et l’ensemble de l’économie nationale.
La mangue, moteur de croissance et d’emplois

Dans son allocution de clôture, prononcée au nom des ministres en charge du Commerce et de l’Agriculture, la Gouverneure du Guiriko a salué la mobilisation exceptionnelle des acteurs de la filière. Elle a rappelé que la mangue représente bien plus qu’un simple produit agricole : elle constitue un véritable moteur de croissance, de création d’emplois et de conquête des marchés.
Elle a invité les acteurs à unir leurs efforts pour renforcer la transformation locale, améliorer la qualité des produits et accroître la compétitivité de la filière burkinabè. Une agriculture résiliente face aux changements climatiques, fondée sur l’innovation et la maîtrise des techniques de production, est essentielle pour consolider la souveraineté alimentaire et économique du pays.
« Chaque mangue transformée au Burkina est une richesse qui reste au Burkina »

Présent à la cérémonie de clôture, le Président de la Délégation spéciale consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso pour le Guiriko, Roland Achille SOW, a réaffirmé son engagement en faveur de l’entrepreneuriat national et de la promotion du consommer local.
« Chaque mangue transformée au Burkina Faso est une richesse qui reste au Burkina Faso. Chaque entreprise locale renforcée est une victoire pour notre économie. Notre responsabilité collective est d’investir, de transformer, de produire et de consommer burkinabè afin de bâtir une économie forte, souveraine et créatrice d’emplois durables pour notre jeunesse », a-t-il déclaré.
Pour lui, le développement de la filière mangue illustre parfaitement la vision portée par les plus hautes autorités du pays : transformer localement les ressources nationales, soutenir les producteurs, encourager les investisseurs et faire du secteur privé un acteur majeur de la souveraineté économique du Burkina Faso.
Des recommandations pour renforcer la filière

Au terme des échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à lever les difficultés qui freinent le développement du secteur : renforcer la professionnalisation des acteurs, améliorer l’accès au financement, et développer les infrastructures logistiques et de transformation.
Visite d’entreprises locales
La cérémonie de clôture s’est poursuivie par des visites d’entreprises spécialisées dans la transformation de la mangue, notamment Afridia et Guebana. Ces unités industrielles illustrent les ambitions portées par cette édition : transformer localement pour créer de la valeur ajoutée et des emplois durables.
Le SAMA 2026 s’achève ainsi sur une note d’espoir, avec la conviction que la valorisation des produits locaux demeure un levier essentiel pour bâtir un Burkina Faso plus prospère, plus résilient et résolument tourné vers son développement endogène.
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