C’est une première dans l’histoire du football. Pour la première fois, trois pays organisent conjointement la Coupe du monde, mais aucun des hôtes n’a réussi à atteindre les quarts de finale. Les États-Unis, le Mexique et le Canada ont tous été éliminés dès les huitièmes de finale, un parcours collectif inédit qui interroge sur le poids de l’avantage du terrain dans cette édition particulière.
Le dernier des trois à quitter la compétition est le pays hôte principal, les États-Unis. Le « Team USA » a été balayé par la Belgique, lundi 7 juillet, sur le score sans appel de 4 buts à 1. Menés par le capitaine Christian Pulisic, les Américains quittent donc le Mondial après un parcours pourtant prometteur, ponctué par une première place dans le groupe D .
Les deux autres pays hôtes, le Mexique et le Canada, avaient déjà vu leurs parcours s’arrêter la veille. Le Mexique, qui n’avait concédé aucun but durant les quatre premiers matches, a été éliminé par l’Angleterre (3-2). Le Canada, quant à lui, a été dominé par le Maroc sur le score de 3 buts à 0 .
Un précédent historique défavorable aux pays hôtes
Cette élimination précoce des trois nations organisatrices s’inscrit dans une tendance lourde. Depuis 2010, seuls le Brésil (2014) et la Russie (2018) ont dépassé le stade des huitièmes de finale . Le Qatar, pays hôte de la précédente édition en 2022, avait même été éliminé dès la phase de groupes après trois défaites.
Ce constat historique semble indiquer que l’avantage du terrain, s’il procure un soutien populaire indéniable, ne suffit plus à compenser le niveau des sélections les plus compétitives du monde. Pour ces trois nations nord-américaines, la désillusion est d’autant plus grande qu’elles nourrissaient de réelles ambitions devant leur public.
T.A.O.O

