
Le ministère de la Santé a publié une circulaire interdisant le refoulement des patients dans les services d’urgences des établissements de santé, selon un document signé par le Secrétaire général, le Dr Joël Arthur Kiendrébéogo, en date du 7 juillet 2026.
Cette mesure fait suite au constat de pratiques inacceptables : certains patients sont parfois refoulés ou orientés vers une autre structure de soins sans avoir bénéficié d’une évaluation clinique préalable, en raison de l’indisponibilité de lits, de la saturation des capacités d’accueil, de l’absence d’une référence formelle ou du non-respect du circuit habituel de soins.
Le refoulement des patients désormais interdit
La circulaire rappelle que « l’accueil, le tirage et la prise en charge des patients dans les services d’urgences constituent une obligation fondamentale de tout établissement de santé ». Elle insiste sur le fait que la pyramide sanitaire est un cadre d’organisation des soins et non une finalité en soi, et que son application doit toujours être guidée par l’intérêt supérieur du patient, le jugement clinique du soignant, ainsi que par les impératifs de santé publique.
Des règles claires pour les établissements de santé
Les nouvelles dispositions sont sans équivoque : tout patient se présentant dans un service d’urgences doit être accueilli avec diligence, respect et sans discrimination. Aucun patient ne doit être refoulé sans avoir été préalablement évalué par un professionnel de santé compétent. L’indisponibilité de lits ou la saturation des services ne peuvent justifier le refus d’une évaluation clinique ou des premiers soins indispensables.
Lorsqu’un transfert vers une autre structure s’avère nécessaire, il doit, dans toute la mesure du possible, intervenir après stabilisation de l’état du patient. Le transfert doit être préparé, sécurisé et accompagné des informations médicales nécessaires pour assurer la continuité des soins.
La protection de la vie humaine, une priorité absolue
Le ministère rappelle que « la protection de la vie humaine doit demeurer notre priorité absolue ». Les responsables des structures de soins sont instruits de veiller à l’application stricte des dispositions de la présente circulaire.
Cette initiative s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités de faire de la santé une priorité nationale, en garantissant à chaque Burkinabè un accès digne et équitable aux soins.
LA RÉDACTION

