La Confédération des États du Sahel (AES) célèbre ce 6 juillet 2026 son deuxième anniversaire. Dans un message solennel adressé aux peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et président en exercice de la Confédération, dresse un bilan des acquis et définit les perspectives de l’organisation qui unit les trois pays depuis le 6 juillet 2024.
« La création de l’Alliance des États du Sahel le 16 septembre 2023 traduit la ferme volonté de nos trois États d’apporter une réponse commune à la crise sécuritaire », rappelle le Chef de l’État dans son message. Cette volonté s’est ensuite concrétisée par la naissance de la Confédération, le 6 juillet 2024, une « étape décisive » dans l’histoire contemporaine des trois nations sahéliennes.
Des acquis tangibles en deux ans
Le Président Traoré dresse un bilan positif des deux années écoulées. « Notre coopération politique s’est considérablement renforcée. Notre coordination diplomatique s’affirme chaque jour davantage. Nos Forces combattantes coopèrent avec une efficacité croissante dans la lutte contre le terrorisme », énumère-t-il.
Il souligne également que les institutions confédérales poursuivent leur consolidation et que les économies des trois États avancent progressivement vers une intégration plus profonde. « Notre voix est davantage écoutée et entendue sur les scènes africaine et internationale », ajoute le Président de la Confédération, rendant hommage au courage et à la résilience des peuples sahéliens.
Un appel à la vigilance face aux pressions
Le Chef de l’État met en garde contre les tentatives de déstabilisation qui visent la Confédération. « Nous commémorons ce deuxième anniversaire dans un contexte marqué par une guerre économique et médiatique d’une ampleur jamais égalée contre nos pays », alerte-t-il, appelant les populations à la vigilance face aux campagnes de désinformation et aux pressions extérieures.
La Confédération, un choix souverain et non négociable
Le Capitaine Traoré réaffirme que la Confédération n’est dirigée contre aucun peuple ni aucune organisation. « Elle constitue un choix souverain librement assumé par trois États indépendants déterminés à combattre le terrorisme, préserver l’intégrité de leurs territoires et recouvrer totalement leur indépendance », précise-t-il.
Il réitère l’attachement des trois États aux idéaux panafricains et à l’intégration régionale, tout en posant des principes clairs pour les futures coopérations : respect mutuel, égalité souveraine, non-ingérence et réciprocité. À ce titre, il évoque les consultations engagées avec la CEDEAO pour « construire un nouveau cadre de relations ».
Une vision pour l’An II
Pour l’avenir, le Président de la Confédération fixe plusieurs priorités : l’autodéfense collective, l’intégration économique et la cohésion sociale, l’industrialisation, la souveraineté énergétique et alimentaire, la transformation locale des richesses, le renforcement de la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que la mise en commun des capacités scientifiques et technologiques des trois États.
« Nous devons continuer de consolider notre confédération en faisant d’elle un espace où nos ressources profitent d’abord à notre peuple, où notre jeunesse trouve des opportunités, où nos producteurs créent davantage de richesse, où nos chercheurs innovent et où nos armées garantissent durablement la paix et la sécurité collectives », conclut-il avant de lancer un appel au peuple sahélien : « Ensemble, bâtissons le Sahel de la paix, de la souveraineté, du développement et de la prospérité partagée. »
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