
Six mois après son lancement, la Brigade Laabal de Bobo-Dioulasso tire un bilan qu’elle juge encourageant. Mais au-delà des chiffres, c’est un pari plus ambitieux qui est en train de se jouer : celui de faire de la discipline et du civisme une responsabilité partagée entre les forces de l’ordre et les populations. Une rencontre d’échanges, tenue ce mardi 16 juin 2026 à la mairie centrale, a permis de mesurer le chemin parcouru et les défis qui restent à relever.
Créée pour renforcer l’ordre, la discipline et la cohésion sociale, la Brigade Laabal se conçoit comme un maillon d’une chaîne citoyenne où chaque habitant a un rôle à jouer. « Elle agit exclusivement au service du peuple et avec le concours du peuple », a rappelé son Commandant, le Lieutenant Dibloni Kebi.
Un bilan à mi-parcours jugé satisfaisant

Devant les leaders associatifs, coutumiers, religieux et administratifs réunis dans la salle de conférence de la mairie, en présence de M. Oumar Traoré, Chargé de mission de la présidence du Faso pour la région du Guiriko, le commandant a dressé un bilan à mi-parcours.
Les actions de terrain et de sensibilisation menées ces six derniers mois ont été jugées satisfaisantes, tant du côté des autorités que des populations. Salubrité publique, lutte contre les incivilités, rappel des règles de vivre-ensemble : la Brigade a multiplié les interventions dans les différents secteurs de la ville.
Mais l’objectif n’est pas de s’arrêter là. « En cette période de révolution, l’avancement de notre Nation exige sincérité, vigilance et patriotisme », a souligné le Lieutenant Dibloni Kebi. Une mise en garde contre les tentatives de manipulation et de désinformation, mais aussi un appel à une mobilisation citoyenne accrue.
La Brigade ne peut agir seule

La Brigade Laabal ne peut agir seule ; elle a besoin de l’adhésion et de la réceptivité des populations pour ancrer durablement les valeurs de discipline et de civisme. C’est tout le sens de la rencontre du 16 juin : créer un espace de dialogue où les différentes composantes de la société peuvent s’exprimer, formuler des recommandations et s’engager à relayer les messages de sensibilisation.
Les participants ont salué les efforts déployés depuis la création de la Brigade. Ils ont formulé plusieurs recommandations pour améliorer l’efficacité des interventions et ont pris l’engagement de relayer les messages de sensibilisation au sein de leurs communautés respectives.
L’ordre et la discipline, une responsabilité collective

Au terme des échanges, un message fort s’est dégagé : l’ordre et la discipline ne sont pas des concepts abstraits. Ils se construisent au quotidien, dans les quartiers, les marchés, les lieux publics. Ils sont le fruit d’une responsabilité collective, sans laquelle aucun projet de société ne peut aboutir.
À Bobo-Dioulasso, comme ailleurs, la Brigade Laabal tente de poser les bases d’une nouvelle relation entre les forces de l’ordre et les citoyens. Une relation fondée sur la confiance, le dialogue et l’engagement mutuel. Un pari ambitieux, mais indispensable pour une société apaisée et souveraine.
GUIRIKO INFO

