Bobo-Dioulasso: Le Centre de Formation Professionnelle (CFP/YA) donne le top départ des cours

Photo de famille apprenants du CFP/YA
Directeur Général du CFP/YA, Serge Dabiré

Le Centre de Formation Professionnelle Yé Alain (CFP/YA) a officiellement procédé, ce lundi 15 juin 2026 à Bobo-Dioulasso, au lancement effectif des cours de la formation gratuite destinée aux veuves et aux orphelins des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tombés pour la patrie.

Dans un contexte sécuritaire difficile, cette initiative du CFP/YA vient apporter une réponse concrète aux besoins des familles endeuillées. En ouvrant ses portes et ses salles de cours sans frais à ces bénéficiaires, le centre pose un acte fort de citoyenneté et d’engagement social, témoignant d’une solidarité agissante envers ceux qui ont perdu un époux, un père ou un proche au service de la nation.

La cérémonie a réuni apprenants, encadreurs et responsables du centre dans une atmosphère empreinte à la fois de solennité et d’espoir. Pour les bénéficiaires, cette formation représente bien plus qu’une simple opportunité professionnelle : c’est une main tendue vers un avenir meilleur.

Directeur Général du CFP/YA, Serge Dabiré

Le Directeur Général du CFP/YA, Serge Dabiré, a adressé un message clair et motivant aux nouveaux apprenants. Il les a exhortés à faire preuve d’assiduité et de discipline tout au long de leur parcours, conditions indispensables, selon lui, pour tirer pleinement profit de cette opportunité. « Aujourd’hui, c’est le jour de la rentrée, comme on le dit souvent. On espère que la formation se déroulera dans de bonnes conditions. Nous allons donc demander aux apprenants et aux apprenantes de respecter le règlement intérieur et de rester vraiment concentrés sur les leçons qu’ils auront à apprendre ici. », a-t-il déclaré.

Le Directeur Général a également rappelé la vocation profondément humaniste de cette initiative et a, dans la même lancée, invité les partenaires et les personnes de bonne volonté à apporter leur soutien à la réalisation de ce projet. « Comme nous l’avons dit lors du lancement du projet, la formation est gratuite pour ces bénéficiaires. Mais, comme chacun le sait, cela a un coût. Nous comptons donc sur les mécènes et les partenaires pour financer le projet. »

Une formation de qualité au profit des apprenants

Nouveaux apprenants du centre de formation professionnelle/YA en salle

À travers ce programme, le CFP/YA ambitionne de doter les bénéficiaires de compétences pratiques et valorisables, susceptibles de leur garantir une autonomie financière et une insertion socioprofessionnelle durable. Les formations seront essentiellement axées sur la mécanique et la conduite d’engins lourds.

Mamoudou BARRY, formateur au centre CFP/YA

Pour le corps enseignant, cette formation exigera des apprenants discipline et rigueur, car elle se déroulera en deux phases distinctes. « Il y aura deux phases : la phase théorique et la phase pratique. La phase théorique se subdivisera elle-même en plusieurs étapes. Les apprenants se familiariseront d’abord avec les symboles, car les machines s’expriment par des symboles. Ensuite, ils apprendront à connaître l’engin lui-même, c’est-à-dire ses différentes composantes. Après cela, nous les enverrons sur le terrain pour la phase pratique. », a expliqué Mamoudou BARRY, formateur au CFP/YA.

Pour les responsables du centre, cette démarche s’inscrit dans une logique de complémentarité avec les efforts de l’État et des institutions de soutien aux familles de combattants, illustrant ainsi le rôle que peut jouer le secteur privé de la formation professionnelle dans la résilience communautaire.

Des apprenants enthousiastes

SIBANE Worokiatou, représentante des bénéficiaires

Cette initiative est perçue comme une grande opportunité par les bénéficiaires, convaincus qu’elle leur offrira un cadre idéal pour un apprentissage de qualité et une insertion professionnelle réussie. « Nous sommes très heureux d’être là et de commencer les cours aujourd’hui. Nos attentes sont qu’on nous forme comme il se doit et qu’à la sortie, nous puissions trouver un emploi. C’est vraiment primordial pour nous. », a déclaré SIBANE Worokiatou, représentante des bénéficiaires.

Si la formation prévue au profit de cent veuves et orphelins de FDS tombés au front au départ, c’est une trentaine d’apprenants qui prendront part à cette première session. Il s’agit d’un groupe mixte regroupant deux promotions : celle des bénéficiaires de la formation gratuite destinée aux veuves et orphelins, et celle des apprenants inscrits à titre payant. Ensemble, ils seront formés durant trois à quatre mois.

Le CFP/YA confirme ainsi sa place d’acteur engagé du développement humain au Burkina Faso, en mettant son expertise au service des plus vulnérables dans un contexte national qui en a tant besoin.

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