(Bobo-Dioulasso, 27 mai 2026) — C’est dans une atmosphère de ferveur et de recueillement que les fidèles musulmans du secteur 18 de Bobo-Dioulasso ont célébré la prière de l’Aïd El Kébir à la mosquée CERFI. Cette prière a été marquée par un sermon centré sur le vivre ensemble, le partage et la sobriété.
La mosquée du secteur 18, comme à son habitude, a accueilli la prière de la grande fête musulmane. Une cérémonie au cours de laquelle les fidèles se sont rassemblés pour témoigner de leur foi en Allah. Devant l’assemblée, l’imam a rappelé que la Tabaski dépasse le seul geste du sacrifice. Elle est, selon lui, une invitation renouvelée à se rapprocher de Dieu et de son prochain, à tendre la main aux plus démunis et à adopter une attitude de retenue dans les dépenses.
« Le message qu’on porte aujourd’hui, c’est d’abord la cohésion. Nous devons comprendre que musulmans, chrétiens, animistes et autres, nous sommes tous burkinabè et nous vivons dans un pays confronté aux mêmes problèmes. Nous devons nous donner la main pour les résoudre. Ensuite, les musulmans entre eux doivent être solidaires. Il est très important que nous gardions la foi et que nous enseignions l’éthique. Notre pays a tellement besoin de ces valeurs. Je l’ai rappelé dans le prêche : aujourd’hui est un grand jour, et tous les Burkinabè doivent manger la viande à leur faim. Aux orphelins, aux veuves et à toutes les personnes vulnérables, ils doivent sentir qu’il y a des humains à leurs côtés. Nous sommes les plus nombreux, plus de 68%, et si nous apportons notre pierre à l’édifice, nous allons vaincre, que ce soit le terrorisme, le sous-développement ou autres. Nous devons donc faire une participation vraiment citoyenne en tant que musulmans, pour le bien de ce pays. », a déclaré El Hadj Yacoub TRAORÉ, imam du CERFI et de l’AEEMB.

Un appel à la sagesse collective, particulièrement résonnant dans le contexte actuel.
Pour les fidèles, c’est un grand jour qui les rapproche davantage d’Allah. « Alhamdoulillah, c’est un sentiment de joie pour nous musulmans d’atteindre ce jour, qui est le couronnement de l’année musulmane et qui marque le sacrifice, l’immolation pour témoigner de notre foi, de notre adhésion et de notre engagement envers Allah. Cette fête est plus que symbolique, d’autant plus que, comme l’imam l’a dit dans son sermon, le Burkina Faso traverse depuis une décennie une crise sécuritaire. C’est dans l’union, dans la prière et dans la concertation que nous avons accompli cette prière, en demandant à Allah Subhanahu wa ta’ala de ramener la paix et la sécurité dans notre pays. », a confié Alassane GUIRA, vice-coordinateur chargé de la planification et de l’organisation du CERFI/AEEMB Guiriko.

La prière s’est achevée par le sacrifice du mouton de l’imam, offrande symbolique à Allah pour l’implorer de pardonner les péchés. C’est dans une ambiance de partage, de convivialité et de joie que les fidèles se sont quittés.


