Le ministre d’État en charge de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a présidé ce mardi 19 mai 2026 à Rimkiéta, dans l’arrondissement 8 de Ouagadougou, la cérémonie d’inauguration des infrastructures éducatives réalisées au sein du Collège d’Enseignement général et de Formation technique et professionnelle (CEGFTP) de Koumdagnonré. Réalisé grâce à l’appui du Japon, à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), et de l’UNICEF, le projet vise à améliorer la qualité de l’enseignement et à doter les jeunes de compétences directement exploitables sur le marché du travail.
Au total, 54 salles de classe modernes ont été construites au profit de huit établissements scolaires : cinq collèges d’enseignement général (CEG) et trois collèges d’enseignement général et de formation technique et professionnelle (CEGFTP), implantés dans les régions du Kadiogo et du Nando.

D’un coût global de plus de 5,8 milliards de francs CFA, le projet comprend également des laboratoires scientifiques, des blocs administratifs, des aires sportives, des dispositifs WASH, ainsi que des équipements destinés aux filières techniques telles que le génie civil, la mécanique et l’électricité.

À travers ces nouvelles infrastructures, les autorités burkinabè entendent renforcer l’accès à une formation de qualité et mieux préparer les jeunes aux réalités du marché de l’emploi. Dans un contexte où la formation technique et professionnelle s’impose de plus en plus comme un levier essentiel du développement économique, « notre ambition nationale est de porter à 60 % la proportion des apprenants de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels à l’horizon 2050. Cette offre éducative n’est plus une alternative, mais une nécessité absolue pour consolider notre croissance et notre souveraineté économique », a déclaré le ministre Émile Zerbo, représentant le Premier ministre, chef du Gouvernement.
Selon le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, ces infrastructures « permettront aux apprenants d’acquérir des compétences pratiques et professionnelles directement exploitables sur le marché de l’emploi, tout en favorisant l’émergence d’une jeunesse entreprenante, qualifiée et capable d’accompagner les transformations économiques du pays ».

Le patron de la formation professionnelle et technique a par ailleurs invité les acteurs du système éducatif, les parents d’élèves et les communautés à s’approprier ces infrastructures afin d’en assurer la pérennité et d’en faire des espaces d’excellence académique et professionnelle.

