La Police nationale a mis fin aux activités illicites de deux réseaux criminels ces derniers jours à Ouagadougou. L’opération, menée par le commissariat de l’arrondissement n°5, s’inscrit dans sa mission de protection des personnes et des biens. Elle a permis la saisie de 27 kg de cannabis estimés à 2 640 000 F CFA, ainsi que de plusieurs motos et téléphones portables.
Les deux groupes fonctionnaient selon des schémas bien rodés et coordonnés, avec des ramifications dans plusieurs villes du Burkina et dans des pays voisins.
Le premier réseau était spécialisé dans le trafic de stupéfiants. Selon la police, les commandes étaient passées à l’étranger auprès d’un fournisseur. « La marchandise » était ensuite acheminée au Burkina par voie routière, via un système ingénieux. Le cannabis était conditionné en plaquettes d’environ un kilogramme, puis dissimulé dans des compartiments aménagés à l’intérieur des véhicules. Ce système leur aurait permis d’effectuer plusieurs livraisons entre mars et avril 2026.

Le second réseau, composé de trois sous-groupes, se livrait aux agressions à main armée, aux vols et au recel de motos. Le cerveau du groupe, basé à l’étranger, coordonnait les opérations à distance.
Le premier sous-groupe intervenait sur les sites aurifères de Boromo et de Houndé. Le deuxième, composé de braqueurs, sévissait à Ouagadougou et dans sa périphérie. Il percevait entre 225 000 et 500 000 F CFA par moto volée, selon le modèle, sur instruction du chef du réseau.

Le troisième sous-groupe était chargé d’exfiltrer les engins volés hors du pays. Ses membres touchaient une commission de 60 000 à 80 000 F CFA par moto convoyée. À leur actif, plus d’une cinquantaine de vols ont été recensés, selon la Police nationale.

L’interpellation des suspects a permis la saisie de plusieurs objets : motos, téléphones portables et un sac contenant 24 plaquettes de cannabis comprimées, soit 27 kg pour une valeur estimée à 2 640 000 F CFA.

