
Un gendarme qui nivelle la cour d’un centre médical pour que les malades soient mieux accueillis. Un autre qui met en terre des plants fruitiers dans l’enceinte de son unité. Un troisième qui participe à une grande journée de salubrité dans une ville du Centre-Est. Ce sont ces images, concrètes et humaines, qui résument la participation de la Sixième Légion de Gendarmerie à la 3e édition des Journées nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne (JEPPC). Du 4 au 9 avril 2026, sous le commandement du Colonel TAOKO Kiswendsida Wilfried, les gendarmes ont prouvé qu’un uniforme peut être aussi bien un symbole de protection qu’un symbole de construction.
Les JEPPC : quand l’État appelle ses forces vives à agir ensemble
Les Journées nationales d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne ne sont pas une simple cérémonie. Elles incarnent une vision : celle d’un Burkina Faso où chaque institution, chaque corps constitué, chaque citoyen contribue concrètement à la construction nationale au-delà de ses attributions strictement professionnelles.
Le thème retenu pour cette 3e édition traduit une ambition économique et culturelle forte : « Souveraineté alimentaire et patriotisme économique : ensemble cultivons notre dignité par la production et la consommation locales. » Un appel direct à rompre avec la dépendance aux produits importés et à valoriser ce que le sol burkinabè peut produire.
La Sixième Légion de Gendarmerie a pris ce thème au mot et au sérieux.
Trois villes, trois actions, un seul message
La première phase de l’engagement de la Sixième Légion s’est déployée sur trois sites entre le 4 et le 9 avril 2026, avec des actions adaptées aux besoins de chaque localité.
À Tenkodogo, le 4 avril, c’est une grande journée de salubrité qui a mobilisé les unités locales. La ville a été nettoyée, les espaces publics dégagés et remis en état. Un geste simple, visible, et dont les habitants ont directement bénéficié.
À l’État-major de la Sixième Légion, le 7 avril, l’engagement est allé plus loin. Au-delà du nettoyage, des plants fruitiers ont été mis en terre, complétant un jardin potager qui nourrit déjà le personnel de l’unité. Chaque plant planté est une réponse concrète au thème de l’édition produire soi-même, consommer local, ne pas attendre que l’aide vienne de l’extérieur.
À Fada N’Gourma, le 9 avril, les gendarmes sont intervenus au Centre Médical Urbain (CMU) du secteur 3. Mission : remblayer et niveler la cour pour améliorer l’accueil des patients. Derrière ce chantier de quelques heures, c’est un geste fort celui d’une force de sécurité qui reconnaît que la santé des populations est aussi son affaire. Que le lien Armée-Nation ne se tisse pas seulement dans les opérations militaires, mais aussi dans ces moments où le gendarme repose ses armes pour prendre une pelle.
La voix du Colonel TAOKO : le patriotisme se vit, il ne se déclame pas
Au terme de ces journées d’action, le Colonel TAOKO Kiswendsida Wilfried a pris la parole devant ses hommes. Son message mérite d’être entendu au-delà des rangs de la Gendarmerie :
« Le patriotisme ne doit pas être un vain mot, mais se traduire par des actes quotidiens. En privilégiant la production et la consommation locales, nous renforçons notre dignité nationale et soutenons l’économie de notre cher pays. »
Il y a dans cette formule une leçon que toute institution burkinabè devrait s’approprier. Le patriotisme économique ne se proclame pas dans les discours officiels il se pratique dans les achats quotidiens, dans les jardins que l’on entretient, dans les artisans locaux que l’on choisit plutôt que les produits importés. Les gendarmes de la Sixième Légion en ont fait la démonstration.
Quand la sécurité nationale passe aussi par le jardin potager
La participation de la Sixième Légion de Gendarmerie aux JEPPC 2026 illustre une transformation silencieuse mais profonde dans la conception du rôle des forces de sécurité au Burkina Faso. Ces hommes et ces femmes ne se définissent plus seulement par leur capacité à maintenir l’ordre ils se définissent aussi par leur capacité à construire, à soigner, à nourrir.
Un jardin potager dans une caserne, une cour d’hôpital remise en état, une ville nettoyée : ces actes modestes portent en eux une vision ambitieuse. Celle d’un Burkina Faso où la souveraineté alimentaire et la dignité économique ne sont pas des slogans, mais des réalités que chaque citoyen en uniforme ou non contribue à bâtir, jour après jour.
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