Le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a réuni, lundi 12 octobre, les gouverneurs de région et plusieurs responsables sportifs pour fixer le cap de la Ligue de la Souveraineté, nouveau championnat censé remodeler le paysage sportif national. Née de la volonté du Président du Faso de mieux répartir l’offre sportive sur tout le territoire, cette initiative place les différentes régions au cœur du dispositif, d’où cette rencontre avec les gouverneurs.
Étaient présents la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, la ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, le président de la délégation spéciale de la Chambre de commerce et d’industrie, Roland Achille Sow, un représentant du patronat, Alassane Sienou, ainsi que d’anciens internationaux : Charles Kaboré, ambassadeur pour le sport, Sibiri Alain Traoré et Adama Guira.
Pour le chef de l’État, l’identité régionale est le moteur de la compétition : « S’il n’y a pas d’identité, ce sera difficile » de susciter l’adhésion autour d’un athlète ou d’une équipe. Il a confié aux gouverneurs la coordination du recrutement des entraîneurs, l’organisation de championnats régionaux et la sélection des jeunes joueurs appelés à former les équipes.
Environ 1 000 emplois, 200 000 FCFA minimum par mois
Un dispositif de médiatisation du championnat sera mis en place. Le Président a également mis en garde contre « les faux deals ». Chaque athlète retenu percevra une rétribution minimale de 200 000 FCFA par mois, assortie d’avantages connexes. Près de 1 000 emplois devraient ainsi être créés.
Le secteur privé mis à contribution
Les opérateurs économiques sont invités à soutenir le fonctionnement de la ligue. Cette contribution sera, selon les mots du chef de l’État, « volontaire mais obligatoire » dans chaque région.
La jeunesse au centre du projet
Au-delà de la performance, la Ligue ambitionne d’offrir aux jeunes un cadre d’expression dans plusieurs disciplines et de lutter contre des fléaux comme la consommation de drogue et d’alcool. « On ne peut pas construire une Nation avec une jeunesse qui est malade », a martelé le Capitaine Traoré, pour qui la jeunesse est la première ressource du pays. Le sport doit permettre de la « garder saine de corps » et d’avoir « un esprit sain ».
Source: Présidence du Faso
Moussa Traoré SON

