L’information est une arme, et en période de crise, sa manipulation peut s’avérer destructrice. Conscient de cet enjeu majeur, le Conseil supérieur de la communication (CSC), avec l’appui financier du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), a organisé un séminaire de sensibilisation et de formation à Bobo-Dioulasso du 12 au 14 août 2026. Journalistes et web-activistes des régions du Guiriko, du Djôrô, des Bankui et des Tannounyan ont répondu présents à cet appel.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Wendingoundi Louis Modeste OUEDRAOGO, président du CSC, en présence de la Gouverneure de la région du Guiriko, Mariama KONATÉ, qui a salué la tenue de cette rencontre dans sa région. Le président du CSC a exhorté les participants à une participation assidue pour mieux comprendre les enjeux de la responsabilité sociale face à la crise socio-sécuritaire que traverse le Burkina Faso.
Un séminaire pour renforcer la responsabilité sociale des acteurs de l’information
Placé sous le thème « La responsabilité sociale du journaliste ou du web-activiste dans la gestion de l’information en période de crise », ce séminaire visait à inciter les acteurs de l’information à concilier le droit du public à l’information avec l’impératif de préserver la paix sociale et la sécurité nationale.
Plusieurs modules ont été abordés durant trois jours : manipulation de l’information à l’ère de l’intelligence artificielle, techniques de fact-checking, enjeux de la cybercriminalité, bonne conduite des émissions d’expression directe, et contenu du Pacte des médias burkinabè pour une communication de guerre contre le terrorisme.
Les experts ont rappelé qu’en temps de crise, la recherche du scoop ou du sensationnel peut fragiliser le tissu social. La liberté d’expression comporte des devoirs et des responsabilités. Pour le journaliste et le web-activiste, il s’agit de l’obligation de vérifier rigoureusement les faits avant toute publication et de mesurer l’impact de leurs publications sur l’opinion publique.
Le constat partagé par l’ensemble des participants est que toute fausse information ou image sortie de son contexte peut embraser une situation déjà tendue.
Des engagements forts pour l’avenir

À l’issue des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations au CSC et au PNUD : l’élaboration et l’adoption d’une charte déontologique adaptée aux réalités du numérique, l’édition et la vulgarisation du Pacte des médias burkinabè, la réalisation de microprogrammes sur la bonne conduite des émissions d’expression directe, et l’opérationnalisation du fact-checking dans les différentes rédactions.
Cette rencontre s’est achevée par des engagements forts. Les participants ont exprimé leur volonté de privilégier des messages de paix et de cohésion sociale tout en faisant preuve de professionnalisme. Ils ont aussi réaffirmé leur volonté d’accompagner le régulateur à travers le respect des lois en vigueur.
Source: DCRP/ CSC
T.A.A.O | GUIRIKO INFO


