Depuis 1987, la date du 15 octobre reste un symbole pour le peuple burkinabè, avec l’assassinat du père de la Révolution d’août 1983, le Capitaine Thomas Sankara. Ce jeudi 15 octobre 2026, soit 39 ans après, le pays des Hommes intègres marque une halte pour rendre hommage au héros de la Révolution ainsi qu’à ses 12 compagnons assassinés. La cérémonie s’est déroulée cet après-midi, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré.
La cérémonie a été marquée, entre autres, par des discours d’hommage, un défilé militaire et des moments de recueillement ainsi que le dévoilement d’une fresque intitulée « Panthéon des figures panafricanistes et révolutionnaires ».

Dans son discours prononcé par le Premier ministre, le Chef de l’État a rendu hommage aux disparus et a lancé un appel à poursuivre leur combat pour la dignité et l’émancipation du Burkina Faso. Rappelant les réalisations de la Révolution d’août 1983 dans les domaines du reboisement, de l’éducation, de la santé et de la promotion des femmes, le Chef de l’État a souligné que la pauvreté ne condamne aucun peuple à la dépendance. Il a invité les Burkinabè à croire en leurs capacités et à faire du travail et de la mobilisation collective les leviers du développement national.
S’inscrivant dans la dynamique de Thomas Sankara, le Chef de l’État a également insisté sur la nécessité de renforcer la production nationale, de transformer les matières premières locales et de réduire la dépendance extérieure, conformément au principe sankariste : « Consommer ce que nous produisons et produire ce que nous consommons ». Il a réaffirmé l’importance des souverainetés sécuritaire, alimentaire, économique, monétaire et culturelle dans la marche du Burkina Faso vers son émancipation.
Les allocutions ont été suivies d’un cérémonial militaire comprenant la relève de la garde, un carrousel et le dépôt d’une gerbe par le Camarade Premier ministre. La sonnerie aux morts, une minute de silence et une salve de 21 coups de canon ont ponctué cet hommage, avant l’exécution de l’hymne national et le défilé militaire.


